Ken Loach est un réalisateur britannique atypique. Ses films sont souvent engagés, prennent un parti pris et savent dénoncer avec talents les
injustices et les travers de notre société.
On peut se souvenir de "Ladybird", l'histoire de Maggie qui a eu 4 enfants avec 4 hommes différents et qui en pert la
garde suite à une liaison violente. Sa quête contre les services sociaux était déchirante et révoltante.
Dans ce dernier film, "It's a free world" l'héroine est un personnage ambigüe. Angie recrute des travailleurs étrangers pour le compte
d'une agence dont elle se fait licencier sans ménagement. Elle décide alors de monter sa propre agence de recrutement.
Sa désinvolture à utiliser la détresse d'immigrés en manque de travail en fait un personnage peu attachant. Le film est assez lent dans
sa première partie, difficile de se passionner pour le destin d'Angie.
Ce n'est pas un mauvais film, l'actrice principale joue très bien et très juste. Mais je n'ai pas vraiment accroché. Le réalisateur
nous avait habitué à mieux, notamment avec son dernier film "Le vent se lève" qui lui a permis d'obtenir la palme d'or à Cannes en 2006.